jeudi 30 juillet 2009

Obama pourrait rencontrer le Dalaï-lama, ce qui provoque l’ébullition de Beijing

Obama may meet Dalai Lama as Beijing seethes http://www.phayul.com/news/article.aspx?id=25168&article=Obama+may+meet+Dalai+Lama+as+Beijing+seethes TOI [Dimanche 19 juillet 2009 08 :38] Par Sachin Parashar, TNN traduction proposée par Eliane.
NEW DELHI : Cela ne va pas plaire à Beijing (Pékin) mais l’administration d’Obama a approché le chef spirituel tibétain le Dalaï-lama pour organiser une rencontre avec le président des Etats-Unis lors de la venue des moines bouddhistes prévue entre mi-septembre et mi-octobre. Des sources du gouvernement haut-placées ont révélé à TOI que l’administration américaine a contacté le bureau du Dalaï-lama pour une rencontre entre les deux leaders. Cette décision délibérée de prendre contact officiellement avec le Dalaï-lama donne un fort ressentiment à la Chine qui le considère comme un séparatiste. La colère chinoise a déjà augmenté après les violentes manifestations des Jeux Olympiques de l’année passée, et voit le Dalaï-lama comme un point de ralliement des séparatistes tibétains. Anticipant peut-être le fait qu’Obama souhaite rencontrer le Dalaï-lama, la Chine a officiellement déconseillé au président des Etats-Unis de rencontrer le chef suprême spirituel des bouddhistes tibétains le 23 avril. Le Dalaï-lama a programmé de visiter Los Angeles la dernière semaine de septembre, puis de partir pour Vancouver pour participer à une conférence sur la paix. Il reviendra en octobre aux Etats-Unis où il a des engagements officiels à Washington DC entre le 8 et le 11 octobre, dates entres lesquelles pourrait se tenir la rencontre. « Je ne pense pas que la date et l’heure exactes soient convenues, mais les deux parties sont toujours en train de les discuter. Si cela fonctionne, ils pourraient se rencontrer pendant son séjour à Washington DC » ont déclaré les sources. Il reste à savoir si Obama va le rencontrer en privé, comme son prédécesseur George Bush, ou officiellement dans le Bureau Ovale. Bush avait rencontré le chef spirituel tibétain en 2007, à la résidence de la Maison Blanche pour calmer une Chine livide. Dans le cadre de sa campagne intense pour isoler le chef bouddhiste, la Chine a fait plusieurs représentations auprès du gouvernement américain pour presser Washington d’empêcher le Dalaï-lama d’organiser des activités séparatistes sur le territoire américain. Lors de son séjour dans la capitale américaine en Octobre, le Dalaï-lama a prévu de participer à une « Conférence Esprit et Vie » sur le thème de l’Education des Citoyens du Monde au 21ème siècle. Il va aussi tenir une conférence sur « Le cœur du changement : trouver la sagesse dans le monde moderne », lors d’un évènement organisé par le Conservatoire de l’Art et de la Culture Tibétaine. Beijing reste très sensible à tout geste de soutien envers le Dalaï-lama et appréhende ce type d’évènement qui prête une certaine publicité et même une légitimité à la cause du leader, en donnant à voir l’impressionnant soutien dont il jouit parmi les célébrités et les réservoirs de pensée de l’Ouest. Avec Obama qui surfe toujours sur une vague de popularité sur son sol et à l’étranger, la Chine sent que la rencontre du Dalaï-lama avec Obama va booster la cause tibétaine. La question de la rencontre entre Obama et le Dalaï-lama a été sujette à une intense spéculation aux Etats-Unis, certains argumentant,que comme Bush et Bill Clinton avant lui, Obama n’ignorerait pas le leader, et d’autres argumentants que le président des Etats-Unis ne voudrait pas fâcher Beijing alors qu’il recherche le soutien de la Chine pour combattre la crise économique mondiale. En fait, avant sa visite en Chine en février cette année, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, actuellement en visite en Inde, a dit que les Etats-Unis n’autoriseraient pas les records de faiblesse des droits de l’Homme chinois à entrer dans le chemin d’un partenariat plus large et d’une coopération bilatérale en matière d’économie et de changement climatique.Cependant, généralement et surtout lors des 10-15 dernières années, les Etats-Unis ont toujours regardé le chef spirituel comme « un symbole universel de paix et de tolérance », au désespoir de Beijing. Ils ont même remis au Dalaï-lama en 2007 la Médaille d’Or du Congrès, la plus haute marque d’honneur civile américaine, malgré la dure opposition de la Chine

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